Service civique steiner
 

Blog

Loi pour une école de la confiance et ses conséquences immédiates pour les écoles maternelles et les jardins d’enfants

par Patricia Chalet, membre du C.A. de l’école Michael et du jardin d’enfants Rudolf Steiner et déléguée Petite Enfance à la Fédération-Pédagogie Steiner-Waldorf en France

La loi pour une école de la confiance a été votée et va très prochainement être publiée ; en attendant reconnaître la rédaction définitive nous savons qu’elle a de nombreuses conséquences pour nos écoles maternelles et jardins d’enfants dès la rentrée de septembre 2019. Nous n’allons pas toutes les relever dans cette note mais celles qui nous semblent les plus importantes de communiquer dès à présent :

  • La transformation d’ici 5 ans des jardins d’enfants relevant de la PMI (cf note « défense des jardins d’enfants ») et l’obligation des parents de déclarer dès cette rentrée de septembre 2019, et chaque année à la rentrée scolaire, au maire de la commune de résidence et à l’inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’éducation nationale que leur enfant est inscrit dans un jardin d’enfants
  • L’instruction obligatoire à trois ans à été voté, elle a pour conséquence que les enfants doivent fréquenter soit une école, soit un jardin d’enfants ou être instruit en famille. Pour les enfants en petite section, il est prévu un aménagement de la présence de l’enfant dans les conditions suivantes :

2°bis article L131-8 est complété par un un alinéa ainsi rédigé : « L’autorité de l’Etat compétente en matière d’éducation peut, sur demande des responsables légaux de l’enfant et après avis du directeur de l’école arrêté dans le cadre d’un dialogue avec l’équipe éducative, autoriser un aménagement du temps de présence à l’école maternelle des enfants scolarisés en petite section, dans les conditions définies par décret. »

  • Contrôle de l’instruction dès l’âge de 3 ans par les inspecteurs de l’Éducation nationale dans les jardins d’enfants et les classes maternelles.
[Afin de préparer les jardinières et jardiniers à ce contrôle, nous proposerons un atelier lors du prochain congrès à Verrières le Buisson : « : « Instruction à trois ans, programme des écoles maternelles et pédagogie du jardin d’enfant : comment se préparer à des inspections au jardin d’enfants ? »]
  • Il faudra bien distinguer le temps scolaire et le temps périscolaire. Ce dernier permettant de déduire les frais de garde. Dans les classes hors contrat la durée scolaire est libre comme les horaires et le projet pédagogique. A l’éducation nationale et dans les classes sous contrat c’est 24h. Quelle durée de temps scolaire définir ?  Peut-être pas trop éloigné de cette fourchette ; 22h ? 20h ? (Je n’ai pas réussi à savoir quel temps minimum on devait proposer.)
  • Suite aux contrôles plus rigoureux que nous aurons dorénavant, sera-t-il encore possible de garder les enfants en jardins d’enfants au-delà de leur 6 ans ? j’en doute ! Sachant qu’à l’éducation nationale les enfants entre en CP dans leur 6ème année (année civile). C’est, là aussi, un sujet à travailler dans chaque structure.

Nous reviendrons, certainement sur les autres conséquences de cette loi dans une prochaine newsletter.