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Souvenir de la rencontre d’été au Foyer Michaël

Rencontre de pédagogues Steiner Waldorf – Foyer Michaël – 6 au 10 juillet 2018

Gérer les transitions

35 personnes environ, en provenance de presque toutes les écoles et Jardins d’enfants de France, se sont joyeusement côtoyées dans les belles salles et sur les pelouses accueillantes du Foyer Michael.

Le fil conducteur des réflexions communes était fourni par un texte de 17 pages signé Peter Loebell. Il y était question d’une mise en relation du découpage en septénaires qui structure les phases de maturation de l’être humain en chemin vers la stature d’adulte, attendue autour des (3×7 = ) 21 ans, et de travaux récents du monde universitaire des sciences de l’éducation. L’expression de « naissances successives » des 4 corps constitutifs de l’être humain s’y confirmait dans sa pertinence et sa fécondité pour une bonne appréhension des processus du développement et pour la recherche de gestes pédagogiques adéquats. Ce texte, déniché, traduit et proposé par Raymond Burlotte a été, malgré l’absence inopinée et regrettée du traducteur, une bonne stimulation à l’échange et à l’approfondissement, tantôt en configuration de petits groupes, tantôt en plénum.

Les processus de transition entre les septénaires ont quant à eux fait l’objet de groupes de travail parallèles entre professeurs des âges concernés : Jardin d’enfants et petites classes, d’une part, et classes moyennes et grandes classes, d’autre part.

Ces quatre journées se voulaient très souples dans leur déroulement, ouvertes à accueillir les besoins et les initiatives telles qu’elles pouvaient jaillir. Marius y a fait chanter, Patrick y a fait bouger, Valeska y a fait dessiner, … Des rencontres plus ou moins formalisées ont permis à des groupes de professeurs de se rassembler pour discuter de leurs pratiques avec d’autres, plus expérimentés.

Et plus d’une et plus d’un ne se sont pas privés de prendre le temps qu’il faut pour s’adonner à ce qui paraissait à elle ou à lui, ici ou là, le plus urgent (bulletins, sommeil, baignade, promenade… )

Le partage de clôture, mardi en fin de matinée, a sereinement validé le mode d’organisation choisi : préparation minimale, responsabilisation maximale des participants dans le déroulement, confiance opérative dans le fait que la rencontre entre individus porteurs et chercheurs en matière de pédagogie ne peut qu’engendrer ambiance joyeuse, profondeurs des partages, découvertes stimulantes, et enthousiasme conforté pour la tâche de libre pédagogue waldorf.

Une petite nostalgie ? La présence très faible, dans ce bouillon incubateur d’avenir, des personnes actuellement en charge des structures de formation des professeurs…

Pour certains, qui portent le souci de faire vivre la structure « Fédération de la pédagogie Steiner-Waldorf en France » les joies du travail commun se sont prolongées le lendemain notamment dans l’exercice d’une vigilance active pour affirmer le bien fondé de cette pédagogie, et pour préparer aussi le futur congrès à Lyon, en octobre prochain.

Pierre Paccoud