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Retour sur le Congrès Petite Enfance

Nous étions 112 personnes à participer à la formation continue « congrès petite enfance » des 19 au 21 mai à l’école Rudolf Steiner de St-Genis-Laval.

Des jardinières d’enfants sont venues de toute la France mais aussi de Suisse et de Belgique, dont une quarantaine de professionnels de la petite enfance travaillant en crèche, en multi-accueil ou assistantes maternelles venus découvrir ou approfondir notre pédagogie.

Notre thème de rencontre : « Le jeu initié par l’enfant : comment lui permettre d’exister au quotidien ? »

Aujourd’hui, il est reconnu que « le jeu est fondamental pour le bien-être et le développement de tout enfant» que « le jeu est une activité sérieuse, éducative, pédagogique, qui contribue au développement affectif, sensori-moteur, cognitif, moral, intellectuel et social de l’enfant d’une part, et sert au développement des plus hautes manifestations de la culture d’autre part ».

De même, le guide pratique distribué par le Comité national de l’enfance et la CPAM aux futures mères réserve une place particulière à « l’importance du jeu dans le développement de l’enfant ».

Si tout le monde s’accorde pour dire que « le jeu est l’activité normale de l’enfant », pourquoi dans la pratique éducative la place la plus importante ne lui est-elle pas donnée ? Pourquoi le temps imparti aux apprentissages dirigés et intellectuels est-il toujours privilégié ?

Il y a déjà bientôt 100 ans, Rudolf Steiner parlait de l’importance du jeu ; cependant, même dans les Jardins d’enfants Steiner-Waldorf, le jeu a parfois cédé sa place prédominante à d’autres activités.

Il doit donc exister une difficulté à rendre le jeu libre possible !

Pourtant le jeu apparaît de lui-même, à condition que l’environnement soit favorable à l’émergence et à l’épanouissement de la créativité, de l’imagination des enfants dans un jeu initié par eux-mêmes. Nous voulions explorer les conditions de l’accompagnement du jeu en abordant, entre autres, les thèmes suivants :

  • Le climat favorable au jeu dépend de l’attitude intérieure des adultes. Reconnaissons-nous et accueillons-nous au quotidien la vitalité du jeu ?
  • Notre intérêt pour la mobilité d’esprit est-il assez grand pour créer une relation avec les enfants qui favorise leur jeu ?
  • Comment découvrir et cultiver notre propre capacité à jouer et improviser ?
  • Quels besoins et conditions spécifiques pour le jeu des petits enfants : de la naissance à 3 ans et de 4 à 6 ans ?
  • Comment éviter, accompagner, transformer les conflits qui apparaissent durant le jeu libre ?
  • Comment accompagner le jeu libre à l’extérieur, au jardin et en forêt
  • Quelle est l’importance du jeu libre dans la petite enfance pour la biographie ultérieure ? »

Voici autant de questions, d’idées, qui nous habitent au quotidien avec les enfants,  grâce à ce temps de pause et de réflexion partagées dans les groupes de travail, nous avons pu profiter pleinement des exposés et enrichir nos connaissances.

L’alternance entre pratique, théorie et échange a été fort appréciée des participants, l’enthousiasme des intervenants portant sur leurs pratiques respectives, leur encouragement à aller au plus près du besoin des enfants et des adultes, l’ouverture , l’écoute, les échanges de façon transversale ont permis de vivre ces 2 jours dans la simplicité et la légèreté mais surtout de renouer avec l’essence même du JEU à travers des improvisations joyeuses, des fous rires…

Chacun fut touché par la qualité de l’accueil, les retours des participants furent très positifs et nous remercions très chaleureusement toute la communauté de l’école. Tout cela n’aurait pas été possible sans la petite équipe d’organisation dynamique et efficace,  composée de 3 parents et d’une jardinière, qui a œuvré tous ses derniers mois. Autour d’elles les énergies se sont regroupées et nombre de bénévoles nous ont ainsi accueillis, nourris et logés avec chaleur et gentillesse.

Libérés de toutes contraintes matérielles, nous avons pu profiter pleinement des conférences, groupes de travail, ateliers nous permettant d’approfondir notre pédagogie, d’expérimenter, de questionner nos pratiques sans oublier l’infini richesses des rencontres et des échanges avec les collègues… Alors à l’année prochaine !

Qui est prêt à nous recevoir ???